Ovnis, phénomènes inexpliqués : les révélations des détectives du Geipan

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Le Geipan étudie les phénomènes inexpliqués dans le ciel français. Son patron annonce de nouvelles découvertes et va détailler les méthodes d’enquête de l’institut.

Ce matin de janvier 2020, il pleut à verse sur la Presqu’île de Crozon. Comme souvent en Bretagne. Le soleil n’a pas encore fait son apparition. Un automobiliste aperçoit deux rectangles rouges dans le ciel. Un troisième apparaît. Le témoin stoppe son véhicule pour mieux observer le phénomène. Les objets célestes se figent devant le Breton avant de disparaître lentement à l’horizon en diminuant et en « rebondissant à la manière d’un galet ricochant sur l’eau ».

Cet épisode reste encore une énigme pour les fins limiers du groupe d’étude et d’informations sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés (Geipan). Cette institution basée à Toulouse et intégrée au Cnes (Centre national d’études spatiales) ouvre ses portes au grand public à la Cité de l’espace le 11 octobre à 18 h 30 (entrée gratuite). Le cas « Crozon » sera évoqué. Dans la taxinomie du Geipan, il est classé D pour « phénomène inexpliqué » ayant une certaine consistance. Ce type de cas représentent 3 % de ceux traités par ce service du Cnes.

Trois rectangles rouges se figent dans le ciel avant de disparaître

Outre le mystère qui entoure ces rectangles rouges défiant la pesanteur, c’est surtout la méthodologie et les outils mis à disposition de l’organisme qui met en effervescence les neurones. Vincent Costes, le patron du Geipan explique comment sont menées les investigations : « Notre mission est d’expliquer les phénomènes aérospatiaux étranges de façon rationnelle. On y arrive dans 63 % des cas. Pour cela, on s’appuie sur plusieurs partenaires dont le centre national des opérations aériennes de l’armée. Son aide est extrêmement précieuse parce qu’il a à tout instant une surveillance totale sur le territoire français. On le questionne sur la carte radar pour savoir si un aéronef avec ou sans transpondeur, était dans le ciel au moment où le témoin a fait l’observation. On nous répond systématiquement. Bien sûr lorsque cela concerne directement l’armée, les militaires ne fournissent pas de détails sur les plans de vol. »

Le Geipan utilise aussi des ressources propres au Cnes. Grâce au centre opérationnel de surveillance de l’espace, les enquêteurs de l’institut peuvent savoir si un satellite en orbite était dans le ciel lors de l’événement inexpliqué sur lequel ils investiguent. En ce qui concerne les phénomènes astronomiques, les agents du Geipan se servent de l’application grand public Stellarium qui permet de cartographier en temps réel la voûte céleste.

 Pour les ballons type lanternes chinoises ou ballon en mylar (cette matière reflète la lumière du soleil), le Geipan peut compter sur les données de Météo-France. « Cela nous permet d’aller chercher la direction du vent. « Une famille avait été effrayée par ce qu’elle avait vu dans le ciel. Elle nous décrivait des choses très étranges. Nos investigations nous ont permis de repérer un mariage pas loin où on avait procédé à des lâchers de ballons. Les organisateurs de la célébration ont montré des clichés à cette famille. Cela a permis de les rassurer. C’est aussi à cela qu’on sert », sourit Vincent Costes.

Por Ovnis

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